Le 26 juillet 2017.

Partez sur de bonnes bases!

Phase initiale du cycle de la veille, le sourcing est souvent sous-estimé, car difficile et pourtant, de son succès dépend une veille réussie.

« Veille = mots-clés + sources  + acquisition » telle est l’équation (simplifiée) de la veille. Et si recette il y a, son secret réside en partie sur le sourcing : l’identification des sources d’information pertinentes sur le(s)  sujet(s) à suivre.

La quête de l’exhaustivité ou la règle des 80/20
Le sourcing constitue une étape délicate : ni trop, ni pas assez. Au menu : fraîcheur, traçabilité, confiance et art de la composition. L’exhaustivité dont certains prestataires ont fait une spécialité peut soit être illusoire, soit difficile à digérer.
Le sourcing obéit à la loi des 80/20. Le principe de Pareto se vérifie : 20 % des sources fournissent 80 % de l’information. À l’inverse, 80 % des sources restantes ne génèrent que 20 % des données pertinentes. De même, le veilleur passera 20 % de son temps à identifier 80 % des sources pertinentes et …. 80 % du temps à localiser les 20 % restants. Mais, qui sait, c’est peut-être là que se trouve la pépite que les autres n’auront, ni le temps ni le savoir-faire de temps de révéler.
Le principe de Pareto démontre toute la difficulté de l’exercice : localiser les derniers 80 % de sources exige surtout de la méthode compte tenu de la diversité des sources d’information disponibles aujourd’hui. Il y a 25 ans, il « suffisait » de ‘s’abonner à des bases de données payantes pour réaliser tout son sourcing en une seule fois. Mais cela, c’était avant ! Aucune solution actuelle ne permet un accès à 100%. Même en utilisant une solution comme Europresse.com qui permet de surveiller la presse, le web, la télévision, la radio, les rapports et études, les médias sociaux etc… vous devez parfois utiliser plusieurs outils. L’information croissant de manière exponentielle, dans des formats et sur des supports extrêmement divers, vous n’aurez par moment pas le choix.

Ne restez pas à la surface !
Souvenez-vous ! Il y a quelques mois Béatrice Foenix-Riou, invitée d’Europresse.com à SearchDay 2016, le rappelait en quelques chiffres et mots : « la phase de sourcing est fondamentale dans tout projet de veille et requiert méthode et expertise. Faute de quoi, le veilleur risque d’être noyé sous un flot continu d’informations non pertinentes, puisque chaque minute sur Internet, plus de 350 000 tweets sont envoyés, 400 heures de vidéo sont chargées sur YouTube, près de 600 sites web sont créés, 2 000 billets de blogs sont publiés, etc.. »
Et pour corser le tout, chaque  média doit être traité spécifiquement, le tout formalisé dans un tableau de bord. Cette phase, souvent longue, s’avère plus aisée que le traitement du web invisible. L’intégration du deep web au sourcing marque un stade de maturité et d’expertise supérieur pour le professionnel de l’information.
Une fois le premier sourcing finalisé, une nouvelle aventure commence : intégrer des outils pour automatiser l’acquisition. Mais ceci est une autre histoire… À suivre.

Sourcing et cycle de la veille
D’après le cycle de la veille, l’étape de sourcing se situe en amont de la veille, dans sa  phase initiale, celle dite de planification. Mais loin de se limiter à ce premier stade, le sourcing peut intervenir dans d’autres étapes du cycle de la veille. De nouvelles sources peuvent apparaître une fois la veille lancée. Il faudra donc les intégrer dans le plan de sourcing initial. Il en va de même dans la phase d’analyse. En conclusion, si le sourcing constitue la première étape d’une veille, il s’agit aussi d’une tâche récurrente qui peut intervenir à chaque phase du cycle de la veille. Alors, partez sur de bonnes bases !

Pour recevoir nos newsletters, cliquez ici.

Revenir aux posts